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RE: [cdn-nucl-l] " Les CANDU risquent l'emballement "



UNRESTRICTED | ILLIMITÉ

Thanks Andrew,
 
The CNSC posted a response on their web site today -- see below.....

Jaro
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

http://www.nuclearsafety.gc.ca/eng/mediacentre/updates/le_devoir_candu_response_mar_04_2010.cfm

CNSC response to Le Devoir's March 4 2010 article entitled Les CANDU risquent l’emballement

The CNSC responds to an article in Le Devoir on positive coolant void reactivity feedback, a design characteristic of CANDU reactors.

Following your March 4 article concerning the safety of CANDU reactors, I would like to point out that your research is incomplete and lacks rigour. I would also like to correct the misconceptions put forward by your journalist, which might have misled your readers. That being said, I want to bring to your attention several established facts.

First and foremost, the CNSC wishes to reassure the public that CANDU reactors are safe. They pose no risks to the health and safety of Canadians, or to the environment. They have been operating in a safe manner – both in Canada and abroad – for over 30 years, and will continue to do so. The CNSC would not license a facility that is not operated safely. Your comparison with Chernobyl is outrageous and unacceptable fear-mongering.

The CNSC, in collaboration with the Canadian nuclear sector, continues to produce and update a comprehensive body of research, aiming to improve the safety culture and understand the potential challenges posed by nuclear power plants – whether in operation or under refurbishment. The phenomenon referred to as positive coolant void reactivity feedback in CANDU reactors is well known and understood. It has been thoroughly studied and documented by CNSC experts and nuclear power plants operators. Once again: CANDU reactors are, and continue to be, safe and secure.

In conclusion, the CNSC would like to stress that the report quoted in the article is publicly available, and does not contain any new regulatory requirements with regards to additional safety-proofing of the CANDU systems. If your journalist would have attempted to contact us, we could have clarified these questions for him.

Michael Binder
President
Canadian Nuclear Safety Commission

The French version is posted here:

http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/mediacentre/updates/le_devoir_candu_response_mar_04_2010.cfm

( I wonder if Michael Binder also got a phone call from the SRC at 6:30 this morning !)

 

-----Original Message-----
From: cdn-nucl-l-admin@mailman1.cis.McMaster.CA [mailto:cdn-nucl-l-admin@mailman1.cis.McMaster.CA]On Behalf Of Andrew Daley
Sent: March 4, 2010 3:28 PM
To: Jaro Franta
Cc: multiple cdn
Subject: Re: [cdn-nucl-l] " Les CANDU risquent l'emballement "

Could we translate the papers by Meneley and Muzumdar published this past summer into French and send them to le Devoir?  Would it even matter if we did?
 
(actually, after I typed this sentence I can see from the lin in the article, he is already familiar with them...as well as some of the COG work on the issue so, no it does not matter)
 
Heck, just point them to Jeremy's comparison on the FAQ.
 
I mean, fine, you can mention Void Reactivity and some it's associated "problems".  But how many time was Chernobyl mentioned...way, way too many.  there are just as many differences as their are similarities and those differnces =, we know, make all the difference in the world!
 
Besides, the "secret" report they talk about... does not say implement LVRF.. in fact it says that this is the "fall back position".  Instead they just ask for certain analsyses to confirm the roubsteness of the LBLOCA safety case...talk about exageration!  GRRR

2010/3/4 Jaro Franta <jaro-10kbq@sympatico.ca>
http://www.ledevoir.com/non-classe/284285/les-candu-risquent-l-emballement
Les CANDU risquent l'emballement
Pour éviter un Tchernobyl, la Commission canadienne de sécurité nucléaire
propose de changer de combustible
Louis-Gilles Francoeur   4 mars 2010

Les réacteurs canadiens de type CANDU risquent d'être victimes d'un
emballement similaire à celui qui a détruit en 30 secondes celui de
Tchernobyl en avril 1986, selon un rapport secret de la Commission
canadienne de sécurité nucléaire (CCSN).

L'ampleur du risque potentiel, identifié par la commission fédérale, est tel
qu'elle a recommandé aux sociétés d'État et privées qui possèdent des CANDU
au pays de changer leur combustible nucléaire «naturel» au profit d'un
combustible moins réactif, soit de l'uranium légèrement enrichi, utilisé
sous forme de «grappes LVRF» (low void reactivity fuel).

Les producteurs d'énergie nucléaire ont jusqu'au 1er avril pour démontrer à
la Commission, sur la foi de tests indiscutables, que ses appréhensions et
celles de la communauté scientifique internationale ne sont pas fondées.
Sinon, les producteurs de nucléaire devront changer de combustible et
modifier, ce faisant, le coeur de ce qu'on appelle la filière nucléaire
développée par le Canada.

C'est ce que révèle un rapport secret produit par la Commission canadienne
de sécurité nucléaire. Ce rapport a été obtenu l'automne dernier par un
ancien chroniqueur scientifique du Devoir, Gilles Provost, après son départ
à la retraite de l'émission Découverte de Radio-Canada. Ce dernier l'a rendu
disponible hier sur Internet (http://pages.videotron.com/artscie/) avec une
série d'articles qui en résument l'essentiel.

Ce document de la CCSN, qui remet en question la sécurité de la filière
CANDU, survient au moment où le discours du Trône a soulevé hier un vent
d'inquiétudes dans l'opposition à Ottawa devant le projet du gouvernement
Harper d'augmenter les ventes de CANDU à l'étranger et de réduire les normes
environnementales qui touchent notamment au nucléaire, ainsi que devant le
projet conservateur d'ouvrir à la propriété étrangère la production
d'uranium au Canada et de restructurer Énergie atomique du Canada (EACL), la
société de la Couronne qui gère la filière CANDU. Les critiques des trois
partis se sont demandé si Ottawa préparait ainsi la privatisation d'EACL
afin notamment d'accélérer la construction de réacteurs dans l'Ouest
canadien au profit de l'industrie des sables bitumineux.

Le coeur du problème

Selon les documents rendus publics par le journaliste Provost, les CANDU
pourraient s'emballer en cas d'arrêt brusque provoqué par un accident ou un
acte de terrorisme, par exemple. Leur production d'énergie pourrait alors
être multipliée par cent pendant deux ou trois secondes, explique le
vulgarisateur scientifique, ce qui enclencherait la fonte de l'uranium
radioactif et l'éclatement de plusieurs tubes de force. Les barrières
d'étanchéité pourraient alors confiner les fuites dans la centrale, ce que
les gestionnaires de Tchernobyl n'ont pas pu faire, mais les dommages
seraient néanmoins d'une gravité exceptionnelle.

Le problème vient du fait que l'uranium naturel des CANDU a un «fort
coefficient de réactivité du vide»: dès que les tubes de force se vident, le
vide ainsi créé engendre une forte réaction et une augmentation phénoménale
de la puissance, d'où le risque d'emballement.

Ce problème a été jugé de plus en plus grave au fur et à mesure qu'on a
commencé à l'étudier. C'est précisément parce que Gentilly-1 avait été jugée
incontrôlable en raison de son coefficient de réactivité du vide qu'on l'a
fermée définitivement en 1973 après seulement six mois de production.

C'est aussi ce problème, rappelle Gilles Provost, qui a empêché la mise en
marche des deux réacteurs Maple, construits pour fabriquer des isotopes à
des fins médicales. Aux États-Unis, on interdit tout réacteur qui affiche un
coefficient de réactivité du vide et ce problème est une des cibles
principales de la convention internationale sur la sécurité nucléaire de
1994.

Mais le Canada et ses producteurs d'énergie nucléaire soutiennent depuis des
années que ce coefficient est plus faible qu'on le dit, que les doubles
systèmes d'arrêt d'urgence sont suffisants et que de toute façon, les tours
de béton qui confinent les réacteurs sont étanches et plus résistantes que
tout ce dont disposait la centrale de Tchernobyl.

Mais des tests réalisés en 1993 ont remis en question l'efficacité de cette
marge de manoeuvre et chaque réexamen l'a fait fondre davantage, au point
qu'on la juge à peu près nulle maintenant.

Selon le document secret de la CCSN, des barres d'arrêt supplémentaires ont
été ajoutées pour cette raison et en secret dans certaines centrales
canadiennes, comme à Pickering en 1995, alors que d'autres ont reçu l'ordre
de fonctionner à plus bas régime par précaution. C'est aussi pourquoi
l'ancienne Commission de contrôle de l'énergie atomique avait exigé en
l'espace de deux ans l'installation d'un système d'arrêt en six secondes.

Les propriétaires de centrales, qui doivent déposer d'ici le 1er avril une
preuve béton de la sécurité de leurs systèmes sous peine de devoir changer
de combustible, estiment que les pertes de réfrigérant ne peuvent pas, comme
à Tchernobyl, se produire si rapidement qu'il serait impossible pour les
systèmes de sécurité d'empêcher un emballement du réacteur.

Néanmoins, certains se préparent au grand changement de combustible. En
2006, Bruce Power en Ontario a testé avec succès des grappes LVRF, dont le
crayon central contient du dysprosium en guise d'éponge à neutrons.
Surprise, avec ce combustible d'uranium faiblement enrichi, on pourrait
augmenter la puissance des réacteurs avec moins de risques et augmenter la
vie utile de chaque grappe.












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