Jaro
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New Cree chief fought against Great Whale project
Signed Paix des Braves agreement; Matthew Mukash plans to develop wind power potential in James Bay region
KEVIN DOUGHERTY
The Gazette, September 17, 2005
Matthew Mukash, a key figure in the Cree campaign to stop the Great Whale hydroelectric project in the 1990s, is the new grand chief of the northern Quebec Crees after defeating outgoing chief Ted Moses in a runoff election Thursday.
Moses ended almost 30 years of court battles with Quebec in 2002, when he signed the $3.5-billion Paix des Braves agreement with then-premier Bernard Landry.
"It really does represent a big change," said a Cree from Chisasibi who did not want to be named.
"For the first time, an outsider has gotten in," he added, explaining the perception in the Cree community that Moses was part of the "Cree old boys club."
Mukash took 55.9 per cent of the 5,789 ballots cast, to 43.3 per cent for Moses, who served as grand chief 1984-1987 and again 1999-2005.
Thursday's runoff vote was called after Mukash led a field of four with 42 per cent of the vote in the first round of voting on Aug. 31.
Election rules require the winner get 50 per cent plus one of votes cast.
Mukash supporters led noisy motorcades through Chisasibi, the largest Cree settlement, and in Ouje-Bougoumou, where mercury contamination of the water and fish was a big issue, when results were announced early yesterday.
Mukash took over 80 per cent of the vote in Chisasibi.
Mukash wants to maintain good relations with Quebec, but he also wants to develop the wind-power potential of the James Bay region, which is especially important near Chisasibi, as an alternative to the Rupert River diversion.
[ at 8,5 TWh, the wind-power alternative would require on the order of 1,100 large wind turbines of 3MW capacity each, assuming a 30%CF. It would also require backup capacity for when the wind isn't blowing. Normally this may be available as stored energy in existing hydro reservoirs, but every few years periods of low precipitation may require backup capacity for the hydro reservoirs themselves... The same 8.5 TWh could also be generated by a single nuclear power plant, that could easily fit on the existing site of the G-2 plant in Becancour -- no additional infrastructure required. ]
As part of the Paix des Braves deal, the Crees agreed not to oppose the project to divert water from the Rupert River into the Eastmain River, increasing its hydroelectric potential.
Marie Archambault, spokesperson for Hydro-Quebec, said environmental assessments of the diversion project are underway and the utility wants to talk with Mukash.
"We hope to maintain excellent relations," Archambault said. "Yes, it (the Rupert diversion) is important to us," she added. Hydro-Quebec also wants to develop wind power as a complement to its hydroelectric base.
"One does not replace the other," she said.
One More River, a documentary film critical of the Paix des Braves, became an election issue.
On the Grand Council of the Crees website, a critique of the film was posted, while Mukash supporters defended it.
Mukash, who was deputy grand chief to Moses at the time the Paix des Braves was signed, ran against Moses in 2002, losing in a tight race.
The agreement, which settled lawsuits against Quebec and provided for $70 million a year in development money for 50 years, also kindled a friendship between Moses and Landry.
In the 2003 Quebec election, Moses openly endorsed Parti Quebecois candidate Michel Letourneau in the northern Quebec Ungava riding and Moses was a guest at Landry's marriage to Chantal Renaud in June 2004.
Before his second term as Cree grand chief, Moses, an eloquent and forceful speaker, was Cree ambassador to the United Nations.
Some Cree believe he now should return to that position.
kdougherty@thegazette.canwest.com
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-----Original Message-----
From: cdn-nucl-l-admin@mailman1.cis.McMaster.CA [mailto:cdn-nucl-l-admin@mailman1.cis.McMaster.CA]On Behalf Of Jaro
Sent: Friday, September 16, 2005 8:13 PM
To: multiple cdn
Subject: [cdn-nucl-l] $4 bln. Rupert diversion hydro project in doubt following election loss of Cree chief Ted MosesLe vendredi 16 septembre 2005
Élections chez les Cris du Québec
L'ancien chef Ted Moses est défait
Jocelyne Richer, Presse Canadienne, Québec
Un durcissement des relations entre les Cris et Hydro-Québec se pointe à l'horizon, avec l'élection, jeudi, de Matthew Mukash, choisi comme grand chef du conseil de bande, en remplacement de Ted Moses.
M. Mukash, grand défenseur de l'énergie éolienne, est reconnu pour s'opposer farouchement au développement hydro-électrique du nord, en général, et à la dérivation de la rivière Rupert, en particulier.
Or,
cette dérivation fait partie du plus important projet de la société d'État de toute la décennie.Le détournement des eaux de la rivière Rupert, d'ici 2009, permettra à terme d'alimenter pas moins de six centrales de la Baie James: Eastmain-1 (en construction), Eastmain-1-A (présentement à l'étape de l'évaluation environnementale), la Sarcelle, Robert-Bourassa, LG-2A et LG-1.
Grâce à ce projet de construction d'Eastmain-1-A et de dérivation de la Rupert, évalué à 4 milliards $, Hydro compte augmenter sa production annuelle moyenne d'énergie d'environ 8,5 térawattheures (TWh).
Jeudi, M. Mukash a été proclamé vainqueur du scrutin électoral visant à choisir le grand chef des Cris du Québec. Au total, 5787 Cris se sont prévalus de leur droit de vote et M. Mukash a remporté 56 pour cent des suffrages, avec 3236 voix, contre 2509 pour son rival (43 pour cent du vote), Ted Moses, perçu en général comme plus modéré et dont le nom est étroitement associé à la signature de la Paix des Braves, en 2002, avec le gouvernement de Bernard Landry.
Dans les années 1990, M. Mukash, alors chef des Cris de Poste-à-la-Baleine, où il habite toujours, s'était opposé avec vigueur au projet de Grande-Baleine, qui avait finalement été mis de côté.
Officiellement, M. Mukash n'est pas contre la Paix des Braves, mais il s'oppose à ce qu'y paraît être la pierre angulaire de l'entente, soit la dérivation de la rivière Rupert.
En entrevue, le nouveau Grand chef des Cris tient un discours prudent, et évite les déclarations incendiaires.
«L'évaluation environnementale du projet n'est pas terminée. Il y a encore moyen de sauver la rivière», a-t-il dit, lors d'un entretien téléphonique, vendredi.
Il se dit ouvert au «dialogue», à la «diplomatie», et veut surtout consulter les autres chefs cris, avant de préciser quelles sont ses intentions.
M. Mukash se dit conscient des enjeux financiers majeurs qui sont en cause et veut se montrer «très prudent» avant de prendre des décisions.
La nouvelle de son élection a été bien accueillie par l'organisme Révérence Rupert, qui milite en vue d'empêcher l'utilisation de la rivière pour tout projet hydroélectrique.
Le porte-parole, Nicolas Boisclair, soutient qu'«il faut réouvrir la Paix des Braves, en tenant compte du fait qu'on sait des choses sur l'énergie éolienne qu'on ne savait pas à l'époque», sur le coût de revient de l'énergie éolienne, notamment.
Comme M. Mukash, il rappelle que le potentiel éolien du nord du Québec «est faramineux» et peut constituer une solution de rechange réaliste à l'hydroélectricité.
En 2002, le Grand conseil des Cris et Hydro-Québec avaient signé une convention visant à préciser les droits des Cris relativement au projet d'Eastmain-1-A et de dérivation de la Rupert. Ils ont alors obtenu l'assurance qu'ils seraient consultés tout au long de la phase d'avant-projet et qu'ils participeraient directement aux études et aux travaux.
Chez Hydro-Québec, aucun porte-parole n'était disponible vendredi pour commenter l'élection de M. Mukash et ses conséquences possibles sur les grands projets de la société d'État.