http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/article_complet.php?path=/actua lites/article/27/1,63,0,012005,899657.php Le jeudi 27 janvier 2005 L'UQCN se demande si le débat en commission parlementaire est pertinent Norman Delisle Presse Canadienne Québec L'Assemblée nationale n'est pas le lieu idéal pour débattre des questions énergétiques complexes, estime un des groupes écologistes les plus crédibles, l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN). «L'UQCN questionne la crédibilité de la présente consultation. L'Assemblée nationale n'est pas un lieu de débat approprié pour des questions d'une telle complexité», mentionne le mémoire présenté jeudi par le président de l'UQCN, Harvey Mead, devant la commission parlementaire qui étudie l'avenir énergétique du Québec. L'Union se base sur ses expériences antérieures, «son apprentissage de plusieurs années», pour porter un tel jugement. Le groupe environnementaliste met en relief le fait que la consultation devant la commission parlementaire se déroule après que plusieurs décisions aient déjà été prises en matière énergétique. Hydro-Québec a notamment décidé de mettre en chantier plusieurs centrales hydroélectriques et d'implanter 2000 MW en parcs éoliens. De plus, on a autorisé une centrale thermique au Centre-du-Québec et l'aménagement de ports méthaniers. Aucun de ces projets n'a été mis de l'avant en précisant qu'ils pourraient être remis en question à la suite de la consultation devant la commission parlementaire, note le mémoire de l'UQCN. On relève également le fait que la période de temps donnée aux groupes pour la préparation des mémoires était très courte. Ces derniers devaient soumettre leur texte au plus tard le 4 janvier dernier. Cette exigence «ne fait que souligner le mépris manifesté par les responsables de la consultation» sur le principe même d'une consultation sur un sujet d'une telle importance, indique le document produit par l'UQCN. «Que le ministre des Ressources naturelles Sam Hamad ait défendu publiquement cette date relève de l'indécence en matière de politique de consultation». M. Mead a expliqué que son organisme ne met pas en doute l'intérêt ou la compétence des députés de l'Assemblée nationale. Il s'interroge sur la pertinence du forum choisi pour que le débat sur un sujet aussi complexe soit éclairé. Sur le fond du débat, l'UQCN s'inquiète de ce que le Québec recourt à la filière du gaz naturel alors qu'on veut promouvoir le développement durable. Le gaz naturel augmente l'émission de gaz à effet de serre et augmente la dépendance du Québec face à des ressources importées. L'organisme favorise le développement de l'énergie éolienne et souligne le caractère peu exploité de l'énergie solaire. Les données établies par l'UQCN montrent que plusieurs villes du Québec jouissent en hiver d'un ensoleillement nettement plus avantageux que des villes de Scandinavie (Norvège, Suède, Danemark) ou d'Allemagne,. Ainsi, selon une unité de mesure internationale, le rayonnement solaire global (RSG) est de 547 à Kuujjuaq, au Nunavik, et de 620 à Sept-Îles, contre 257 à Hamar (Norvège) et 280 à Reskar (Suède).
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